Port-au-Prince, le 18 décembre 2025.
Le conseiller-président Fritz Alphonse Jean a confirmé, ce jeudi, que le Conseil présidentiel de transition (CPT) a bien reçu une correspondance du maire de Port-au-Prince, Ralph Youri Chevry, dénonçant une perquisition policière jugée irrégulière et d’une violence excessive à son domicile.
Dans une publication diffusée sur le réseau social X, Fritz Alphonse Jean indique que l’édile de la capitale fait état de faits graves survenus lors de l’intervention. Selon la lettre transmise au CPT, le chien du maire aurait été abattu et la barrière de sa résidence violemment défoncée, illustrant, selon lui, la brutalité de l’opération menée à son encontre.
Ces actes, qualifiés de particulièrement préoccupants, soulèvent de sérieuses questions sur le respect des procédures légales et des droits fondamentaux, d’autant plus qu’ils visent le premier magistrat de la ville de Port-au-Prince.
Face à la gravité des accusations, le Conseil présidentiel de transition affirme attendre des explications claires et détaillées de la part du ministre de la Justice et de la Sécurité publique. Fritz Alphonse Jean évoque un acte « odieux», susceptible de porter atteinte aux principes de l’État de droit.
Cette affaire intervient dans un contexte sécuritaire déjà extrêmement fragile, marqué par des dénonciations récurrentes d’abus imputés aux forces de l’ordre, alimentant les inquiétudes et les tensions au sein de l’opinion publique.

