Dans une vidéo publiée sur la page officielle de la Primature, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a profité de la fin de l’année 2025 pour remercier la population et les partenaires du pays. Il a surtout insisté sur 2026 comme une année décisive, en mettant en avant plusieurs messages forts :
#PNH2026, #sécurité, #élections, #sécuritépoutoutmoun2026.
Selon ses déclarations, 2026 sera l’année de la sécurité, l’année des élections et le moment où le peuple haïtien devra reprendre son pays avec dignité. Ce discours vise à donner de l’espoir à une population fatiguée par l’insécurité, la crise politique et la précarité sociale.
Cependant, jusqu’à présent, la population n’a pas constaté beaucoup de changements ni de réalisations concrètes de la part du Conseil Présidentiel de Transition (CPT). Malgré les annonces répétées, la situation sécuritaire reste préoccupante dans plusieurs zones du pays, où les gangs continuent de semer la peur et de contrôler des territoires entiers.
C’est dans ce contexte que les autorités cherchent aujourd’hui à montrer leur volonté de travailler sérieusement sur la sécurité. Ce message du Premier ministre apparaît donc comme une tentative de rassurer l’opinion publique et de redonner confiance, surtout à l’approche de l’échéance politique majeure.
En effet, le mandat du CPT doit prendre fin le 7 février 2026. Cette date représente un tournant crucial, puisque le pays est censé revenir à un ordre constitutionnel avec des dirigeants élus démocratiquement.
Pour y parvenir, le gouvernement insiste sur le fait que la sécurité est une condition indispensable. Sans un climat apaisé, il sera impossible d’organiser des élections crédibles et inclusives.
Ainsi, si les paroles du Premier ministre portent un message d’espoir, la population attend désormais des actions concrètes. Les Haïtiens veulent voir des résultats réels sur le terrain, pas seulement des promesses. Le temps presse, et les autorités de transition sont désormais face à leur responsabilité historique.

