Port-au-Prince, 4 février 2026. — Cette arrivée intervient dans un climat politique particulièrement sensible, à trois jours du 7 février, date marquant la fin officielle du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT). À l’approche de cette échéance, les tensions s’exacerbent, aussi bien au sein de la classe politique que dans l’opinion publique, déjà éprouvée par l’insécurité et l’incertitude institutionnelle.
Dans ce contexte tendu, l’ambassade des États-Unis en Haïti a réaffirmé publiquement sa position. Dans un message publié sur le réseau social X, la représentation diplomatique américaine a renouvelé son soutien au Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, saluant son leadership et son engagement en faveur de la stabilité et de la construction d’« une Haïti forte, prospère et libre ».
Cette prise de position intervient alors que la présence militaire américaine dans la région attire l’attention. Aucune information officielle n’a, pour l’heure, été communiquée sur la durée de ce déploiement renforcé ni sur l’ampleur exacte des opérations en cours. Les autorités haïtiennes, de leur côté, n’ont pas encore réagi publiquement à cette arrivée.
Ces mouvements sont néanmoins scrutés de près par les observateurs, dans un pays engagé dans une phase décisive de sa transition politique. Les divergences internes autour de la gouvernance post-7 février, combinées à des pressions diplomatiques de plus en plus visibles, contribuent à renforcer le climat d’incertitude qui entoure l’avenir institutionnel immédiat d’Haïti.

