Port-au-Prince, 24 février 2026. — À l’occasion de la 50ᵉ réunion des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté des Caraïbes (CARICOM), l’avocat et homme politique André Michel a publié un message sur le réseau social X appelant la communauté internationale à faciliter le retour en Haïti de l’ancien Premier ministre Ariel Henry.
Dans sa déclaration, il demande que ce retour se fasse avec des garanties sécuritaires adéquates afin que l’ex-chef du gouvernement puisse, selon ses termes, « défendre son bilan devant la Nation ». Il qualifie la situation actuelle d’« exil injustifié ».
L’ancien opposant au président Jovenel Moïse estime qu’il n’est pas acceptable que l’ex-Premier ministre demeure à l’étranger, alors que, affirme-t-il, certains anciens membres du Conseil présidentiel de transition (CPT), cités dans des dossiers de corruption ou soupçonnés de liens avec des groupes armés, circuleraient librement dans le pays. À ce stade, aucune décision judiciaire définitive n’a toutefois été rendue publique contre ces responsables.
André Michel soutient par ailleurs que la gestion d’Ariel Henry serait, selon son appréciation politique, « meilleure » que celle du CPT.
Ces déclarations interviennent dans un contexte politique marqué par la signature récente du Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections, publié le 23 février 2026. Elles coïncident également avec la participation du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé à la réunion de la CARICOM, sur fond de transition politique et de discussions autour du processus électoral.

