Port-au-Prince, 25 février 2026. — Chesnel François a été officiellement installé à la tête de la Direction Générale des Impôts (DGI), lors d’une cérémonie organisée au siège du Ministère de l’Économie et des Finances. L’événement a rassemblé des représentants de l’État, des partenaires techniques et financiers ainsi que des cadres de l’administration fiscale.
Nommé le 23 février, le nouveau directeur général a été investi dans ses fonctions par le ministre de l’Économie et des Finances, Serge-Gabriel Collin. Aux côtés de son adjoint, Alfred Pierre, il affiche l’ambition d’intensifier les réformes engagées, de moderniser les outils de gestion et de renforcer la relation de confiance entre l’institution, ses employés et les contribuables.
Modernisation et performance au programme
Dans son discours, Chesnel François a mis en avant une gestion axée sur la rigueur, l’efficacité et la culture du résultat. Parmi les priorités annoncées figurent :
- l’accélération de la digitalisation des procédures fiscales ;
- le renforcement de la justice fiscale et de la lutte contre la fraude ;
- le déploiement du système RMS ;
- l’application stricte du Code général des impôts ;
- l’amélioration de la gouvernance et de la performance institutionnelle.
Succédant à Romial Petit, il a également insisté sur la nécessité d’améliorer les conditions de travail du personnel, notamment à travers la finalisation du projet de statut particulier et l’optimisation de l’environnement professionnel. Selon lui, la motivation des agents constitue un facteur clé de performance pour la DGI.
« Le bon fonctionnement de l’institution sera le reflet direct de notre discipline et de notre engagement collectif », a-t-il déclaré, appelant à une meilleure coordination entre les différentes directions.
Un enjeu stratégique pour les finances publiques
De son côté, Serge-Gabriel Collin a renouvelé sa confiance envers la nouvelle équipe dirigeante, rappelant le rôle central de la DGI dans l’équilibre budgétaire national. Il a souligné que la mobilisation des recettes publiques demeure essentielle pour permettre à l’État de financer ses priorités et d’assurer le fonctionnement régulier des institutions.
Le ministre a conclu en mettant en avant le rôle déterminant de l’administration fiscale dans la consolidation de la souveraineté financière et la stabilité budgétaire du pays.

