Clinique mobile

Clinique mobile à Belle Fontaine : l’État tente un retour sanitaire à Croix-des-Bouquets

Belle Fontaine (Croix-des-Bouquets), 13 mars 2026. — L’État haïtien, à travers le Ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP), a déployé vendredi une clinique mobile à Belle Fontaine, dans la commune de Croix-des-Bouquets. L’information a été confirmée dans un communiqué de la Primature, qui présente cette initiative comme l’une des rares interventions sanitaires publiques dans cette zone depuis un certain temps.

Cette opération vise à rapprocher les services de santé des habitants vivant dans des zones où l’accès aux structures médicales reste limité. Selon les autorités, l’activité a été organisée sous le leadership du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et sous la supervision du ministre de la Santé, le docteur Sinal Bertrand.

Pour l’occasion, plusieurs professionnels de santé — médecins, infirmières et personnels médicaux — ont été mobilisés afin d’offrir des consultations gratuites et différents services médicaux à la population locale. L’intervention a permis à de nombreuses familles de bénéficier de soins de base, de conseils médicaux et d’un accompagnement sanitaire.

Dans la localité de Belle Fontaine, située dans la troisième section communale de Croix-des-Bouquets, l’accès aux soins demeure particulièrement difficile. L’éloignement des centres hospitaliers et le manque d’infrastructures sanitaires compliquent l’accès aux services médicaux pour les habitants.

À travers cette initiative, les autorités affirment vouloir renforcer la présence de l’État dans les zones reculées et améliorer l’accès aux soins pour les populations les plus vulnérables.

Cependant, la commune de Croix-des-Bouquets reste depuis plusieurs années marquée par une forte insécurité. Une grande partie du territoire est sous l’influence du gang 400 Mawozo, dirigé par le chef de gang connu sous le nom de Lanmò San Jou, recherché par la justice américaine. Dans plusieurs zones de la commune, les institutions publiques sont presque inexistantes et la population se retrouve souvent livrée à elle-même face à l’emprise des groupes armés.

La situation sécuritaire s’est encore aggravée après l’évasion massive survenue lors de la crise carcérale de mars 2024, suivie de la destruction de la prison locale. Malgré plusieurs opérations policières menées depuis, la commune demeure en grande partie sous le contrôle de bandits armés.

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