Port-au-Prince, 4 septembre 2026 — Une séance de travail réunissant des représentants du ministère de l’Économie et des Finances (MEF), de l’Administration Générale des Douanes (AGD) et du secteur privé s’est tenue autour des enjeux liés à la facilitation des opérations douanières en Haïti.
Le directeur général de l’AGD, Walter Gabellus, ainsi que le président de l’Association des Industries d’Haïti (ADIH), David Coles, ont notamment participé aux échanges.
Vers des procédures plus simples
Les discussions ont principalement porté sur les progrès réalisés dans la mise en œuvre du protocole ainsi que sur les actions à entreprendre pour améliorer le traitement des opérations douanières.
Les participants ont insisté sur la nécessité de simplifier les procédures et de rendre les démarches plus fluides. L’objectif est notamment de réduire les délais et les coûts auxquels sont confrontés les opérateurs économiques lors des opérations d’importation et d’exportation.
Cette démarche est particulièrement importante pour le secteur industriel, qui doit composer avec plusieurs contraintes dans la gestion de ses activités commerciales.
Faciliter les échanges tout en renforçant les contrôles
Les participants ont toutefois souligné que la modernisation des procédures ne doit pas se faire au détriment des missions de contrôle de l’administration douanière.
La facilitation des échanges doit ainsi rester compatible avec les exigences de conformité, de contrôle des marchandises et de protection des intérêts de l’État.
Pour les acteurs présents, la recherche de cet équilibre constitue un élément essentiel pour améliorer l’efficacité du système douanier tout en garantissant le respect des règles en vigueur.
Un enjeu pour la compétitivité des entreprises
Une amélioration des procédures pourrait également avoir des répercussions sur la compétitivité des entreprises haïtiennes, en réduisant certaines contraintes liées au commerce extérieur.
À l’issue de la rencontre, les représentants des institutions publiques et du secteur privé ont réaffirmé leur volonté de maintenir le dialogue et de poursuivre leur collaboration autour de l’application du protocole.
Les prochaines étapes devraient permettre de consolider les mesures déjà engagées et de poursuivre les efforts visant à mettre en place des procédures douanières plus efficaces, sans affaiblir les mécanismes de contrôle et de conformité.

