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Quand Haïti brille, le Salvador cherche des excuses

Plutôt que d’analyser les lacunes de son propre projet sportif, l’entraîneur Gómez a choisi la voie de la facilité : accuser les joueurs binationaux d’Haïti, de Curaçao ou du Suriname. Il laisse entendre, à tort, que ces équipes jouiraient d’un « avantage injuste ».

Pourtant, les règles de la FIFA sont les mêmes pour toutes les nations. La France, le Canada et les États-Unis alignent des joueurs d’origines multiples, et personne n’y voit un problème. Alors, pourquoi le Salvador s’indigne-t-il lorsque des nations plus modestes décident de jouer selon les mêmes règles universelles ?

La diaspora : une richesse, non une tricherie

Accuser Haïti d’avoir des « Français », c’est ignorer la réalité profonde de ces athlètes. Ces joueurs possèdent des parents haïtiens, une culture haïtienne, une identité haïtienne et, surtout, une volonté sincère de représenter le pays. Les diasporas sont une force, et non une fraude. S’ils ont choisi Haïti, c’est parce que le projet sportif de la sélection les inspire et les mobilise.

Le Salvador face à ses propres défis

Au lieu de critiquer Haïti, le Salvador devrait se poser les vraies questions : pourquoi sa propre diaspora n’est-elle pas mobilisée ? Pourquoi son projet sportif n’arrive-t-il pas à attirer ? Et pourquoi d’autres nations progressent… et pas lui ?

Chercher des excuses est aisé. Construire un plan de développement sérieux l’est beaucoup moins.

Haïti n’a volé la place de personne. Elle l’a gagnée sur le terrain.

Un malaise face à la réussite des « petits »

Quand la France ou le Canada exploitent leur diversité, c’est applaudi. Mais lorsque Haïti, Curaçao ou le Suriname montent en puissance, soudain, cela dérange. Le problème n’est pas l’existence des joueurs binationaux, mais l’inattendue réussite de ceux que l’on ne voyait pas progresser.

Conclusion : Haïti n’a aucune leçon à recevoir

Haïti a légitimement gagné sa place. L’équipe a uni les talents du pays et de la diaspora, agissant comme toute nation ambitieuse devrait le faire.

Le Salvador peut choisir de suivre cet exemple. Tant qu’il préférera les excuses à l’action, il restera hors de la prochaine Coupe du monde.

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