Plusieurs usagers à travers le pays dénoncent des pratiques abusives chez des agents Moncash et Natcash : frais supplémentaires illégaux, retraits surfacturés et obligation d’acheter des marchandises avant d’accéder à leur propre argent. Aux Gonaïves, Jérémie, Petit-Goâve, Léogâne, Gressier, Carrefour et dans l’Artibonite, ces dérives deviennent fréquentes. Certains clients affirment avoir dû acheter pour 500 à 1 000 gourdes de produits pour obtenir un retrait.
Des agents reconnaissent que ces pratiques n’ont aucun fondement réglementaire. Les victimes réclament l’intervention urgente de Digicel, Natcom et des autorités de l’État, particulièrement le CONATEL, afin de mettre fin à ces abus.
De plus en plus de citoyens pointent directement la responsabilité des deux compagnies, accusées de laisser prospérer ces comportements malgré des plaintes répétées. Le CONATEL, en tant que régulateur, est également critiqué pour son absence d’encadrement strict et de contrôles visibles sur le terrain. Pour beaucoup, l’inaction des acteurs concernés permet aux abus de se normaliser et fragilise davantage la confiance dans les services financiers mobiles. Les usagers estiment qu’une réaction ferme et immédiate est indispensable pour rétablir l’ordre et protéger les consommateurs.

