Au moins 11 policiers burkinabè ont perdu la vie lors d’une attaque djihadiste survenue ce week-end dans l’est du Burkina Faso, selon une source sécuritaire citée par l’AFP. L’assaut a visé un détachement de police à Balga, dans la province de la Gourma, et aurait été mené par plusieurs centaines de combattants armés.
L’attaque a été revendiquée le jour même par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), organisation affiliée à Al-Qaïda, active dans toute la région du Sahel.
Depuis 2015, le Burkina Faso est confronté à une recrudescence d’attaques perpétrées par des groupes armés liés à Al-Qaïda et à l’État islamique. Malgré les assurances des autorités militaires au pouvoir — dirigées par le capitaine Ibrahim Traoré, arrivé au pouvoir lors du coup d’État de septembre 2022 — la situation sécuritaire demeure extrêmement fragile.
Les autorités affirment avoir « reconquis » près des trois quarts du territoire, mais selon le groupe de surveillance des conflits ACLED, la violence a déjà coûté la vie à des dizaines de milliers de civils et de militaires, dont plus de la moitié au cours des trois dernières années.
Le Sahel reste-t-il prisonnier d’une spirale de violence sans issue militaire durable ?

