Tom Homan, figure centrale de la politique migratoire américaine et surnommé le « tsar des frontières », a appelé samedi les immigrés en situation irrégulière aux États-Unis à quitter volontairement le territoire. L’annonce a été faite depuis San Diego, à proximité immédiate de la frontière avec le Mexique.
Dans un discours au ton ferme, Homan a averti que les personnes concernées s’exposent à des expulsions forcées et à des restrictions durables si elles restent sur le sol américain. « Partez de votre propre initiative et tentez de revenir par des voies légales. Sinon, nous viendrons vous chercher et nous vous expulserons », a-t-il déclaré.
Le responsable a également insisté sur les conséquences à long terme des expulsions. Selon lui, les migrants renvoyés de force pourraient se voir interdire définitivement l’entrée aux États-Unis. Il a présenté le départ volontaire comme « la solution la plus humaine » pour éviter ces sanctions.
Lors d’une conférence de presse organisée devant le mur frontalier, Tom Homan est apparu aux côtés de Rodney S. Scott, commissaire des douanes et de la protection des frontières (CBP). Il a défendu le bilan migratoire de l’administration Trump à l’approche de la fin de l’année 2025.
Homan a affirmé que le pays connaît actuellement « la frontière la plus sûre de son histoire », mettant en avant une intensification des contrôles et des expulsions. Selon les chiffres communiqués, plus de 600 000 personnes auraient déjà été expulsées depuis le début de l’année, un niveau inédit.
Enfin, il a vivement critiqué les villes et États appliquant des politiques dites de sanctuaire, qui limitent leur coopération avec les autorités fédérales de l’immigration. Pour l’administration Trump, ces pratiques entravent l’application de la loi et représentent une menace pour la sécurité nationale.

