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Fin du mandat du CPT : Privert évoque une transition sans vide institutionnel

Port-au-Prince, 24 janvier 2026. Contrairement aux inquiétudes exprimées par certains acteurs politiques à l’approche de la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT), fixé au 7 février 2026 par l’accord du 3 avril 2024, Jocelerme Privert estime que la Constitution haïtienne apporte une réponse sans ambiguïté. Selon lui, en l’absence d’un président élu, le Conseil des ministres en place est habilité à exercer l’autorité exécutive.

L’ancien chef de l’État précise que cette situation correspond à une vacance présidentielle et demeurera en vigueur jusqu’à l’organisation d’élections permettant l’installation d’un nouveau président. Ce dernier devra ensuite nommer un Premier ministre et former un gouvernement, lequel devra être ratifié par le Parlement avant son entrée en fonction.

Ces déclarations interviennent dans un climat politique particulièrement tendu. Cinq conseillers-présidents du CPT — Smith Augustin, Louis Gérald Gilles, Fritz Alphonse Jean, Edgard Leblanc et Leslie Voltaire — ont récemment signé une résolution visant à mettre fin aux fonctions du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, invoquant la nécessité d’une nouvelle orientation de la transition.

Plus de 48 heures après son adoption, cette résolution reste sans effet concret, accentuant les interrogations sur la gouvernance actuelle et l’issue de ce bras de fer institutionnel. À l’approche du 7 février, la scène politique haïtienne demeure sous haute tension, entre incertitudes et appels à la stabilité.

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