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Haïti : à l’approche du 7 février 2026, des manœuvres au sein du CPT pour prolonger la transition

À l’approche de l’échéance constitutionnelle du 7 février 2026, des tensions émergent au sein du Conseil présidentiel de transition (CPT). Selon des informations concordantes, certains conseillers-présidents chercheraient à prolonger leur maintien au pouvoir, en contradiction avec l’accord politique du 3 avril 2024, qui prévoyait une remise du pouvoir à cette date. Des scénarios alternatifs auraient déjà été soumis à des partenaires internationaux, bien que la communauté internationale réaffirme son attachement au respect du calendrier établi.

Deux options seraient actuellement envisagées : la reconduction de cinq membres du CPT après l’échéance, ou à défaut, le maintien de trois conseillers-présidents pour une transition prolongée. Ces manœuvres suscitent de vives inquiétudes, d’autant plus que trois des membres concernés seraient visés par des accusations de corruption, ce qui accentuerait une crise de légitimité déjà profonde au sommet de l’État.

Mis en place comme un instrument de sortie de crise, le CPT avait pour mission de rétablir la sécurité et d’organiser des élections crédibles. Or, le bilan reste largement insuffisant : insécurité persistante, axes routiers impraticables, explosion du nombre de déplacés internes et report des élections au 30 août 2026. Dans ce contexte, une question centrale demeure : le CPT est-il encore un levier de stabilisation ou devient-il un facteur supplémentaire de prolongation de la crise politique haïtienne ?

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