Port-au-Prince, 21 mars 2026. — Le départ de 215 policiers kényans d’Haïti, enregistré le 18 mars, dans le cadre d’une réorganisation de la mission internationale soutenue par l’Organisation des Nations unies (ONU), suscite de vives préoccupations dans un contexte sécuritaire toujours critique.
Présentée comme une phase de transition visant à faciliter le déploiement de nouvelles forces, cette décision intervient alors que plusieurs quartiers stratégiques restent sous le contrôle de groupes armés, limitant l’efficacité des opérations sur le terrain.
Malgré la présence de la force multinationale, la situation sécuritaire demeure fragile. Une partie de la population exprime ouvertement sa déception face aux résultats jugés insuffisants des interventions menées jusqu’à présent.
De leur côté, les responsables internationaux défendent cette réorientation, estimant qu’elle est nécessaire pour adapter les dispositifs aux réalités opérationnelles. Ils assurent que le renforcement futur des effectifs devrait permettre d’améliorer l’impact des actions sécuritaires.
Dans un pays confronté à une crise prolongée, le suivi de cette mission internationale reste un enjeu majeur, tant pour les autorités que pour la population.

