Port-au-Prince, 2 mars 2026. — Les interventions menées par l’UNESCO visent à renforcer la résilience et le bien-être psychosocial des bénéficiaires, alors que le déplacement forcé et la peur continuent d’affecter des milliers d’enfants et d’adolescents à travers le pays.
La situation en Haïti s’est fortement détériorée en 2025 avec la montée de la violence des gangs et l’affaiblissement des institutions publiques. Selon les Nations Unies, entre octobre 2024 et juin 2025, environ 4 864 personnes ont été tuées dans des violences liées aux gangs. Plus de 1,4 million de personnes ont été contraintes de fuir leur domicile, dont un grand nombre d’enfants et d’adolescents.
Parmi ces déplacés, plus de 500 000 enfants vivaient dans des zones contrôlées par des groupes armés, les exposant à différentes formes d’exploitation et de violences.
Des traumatismes multiples
Dans ce contexte, les enfants — et particulièrement les filles — subissent des traumatismes profonds : perte de proches, séparation familiale, violences physiques ou sexuelles et insécurité permanente.
Les activités mises en place par l’UNESCO offrent des espaces sécurisés où ces jeunes peuvent s’exprimer, être écoutés et commencer à reconstruire un sentiment de sécurité intérieure. Ce soutien est jugé essentiel pour leur développement personnel et leur avenir.
Alors que la crise humanitaire continue de s’intensifier, affectant l’éducation, la santé et l’accès à l’alimentation, cette initiative souligne l’importance d’un accompagnement psychosocial adapté et durable en faveur des populations les plus vulnérables.

