Port-au-Prince, 9 mars 2026 — À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, célébrée chaque 8 mars, l’UNICEF a publié de nouvelles données mettant en lumière l’ampleur des violences subies par les femmes et les filles en Haïti.
Selon l’organisation, 21 % des victimes recensées sont des enfants de moins de 18 ans, un chiffre qui souligne la vulnérabilité particulière des adolescentes dans le contexte actuel.
Ces données illustrent une réalité préoccupante où les femmes et les jeunes filles sont régulièrement exposées à différentes formes de violences, notamment dans un environnement marqué par l’insécurité et la fragilité sociale.
La présence importante d’adolescentes parmi les victimes met en évidence la gravité de la situation et la nécessité pour l’État de renforcer les mécanismes de protection, de prévention et d’accompagnement, en particulier pour les mineures.
Par ailleurs, la multiplication des camps de personnes déplacées, conséquence directe de l’insécurité, aggrave la vulnérabilité des femmes et des filles, souvent exposées à des violences sexuelles et à divers abus. La faiblesse de l’appareil judiciaire contribue également à maintenir un climat d’impunité pour les auteurs de ces crimes.
Au-delà des commémorations liées au 8 mars, les organisations internationales appellent les autorités et la société haïtienne à renforcer les mesures de protection et l’accès à la justice, afin de garantir à chaque femme et à chaque fille le droit de vivre dans la dignité et la sécurité.

