Selon des informations rapportées par ABC News, le FBI a alerté, à la fin du mois de février, les forces de police californiennes sur la possibilité d’une attaque surprise utilisant des drones. Cette opération pourrait être lancée depuis un navire non identifié au large des côtes américaines et viser des cibles non précisées en Californie.
D’après les renseignements recueillis, l’Iran aurait envisagé ce scénario au début du mois de février 2026, dans l’éventualité où les États-Unis décideraient de lancer des frappes militaires contre son territoire. Peu après, le 28 février, des frappes menées par Israël et les États-Unis contre des positions iraniennes ont effectivement débuté, aggravant les tensions dans la région.
Toutefois, le FBI précise ne disposer d’aucune information détaillée concernant le calendrier, les cibles exactes ou les auteurs potentiels de cette éventuelle attaque.
Des inquiétudes sur le « terrorisme d’État » iranien
Depuis le début des hostilités au Moyen-Orient, le gouvernement iranien est accusé par plusieurs analystes et services de renseignement d’utiliser des stratégies asymétriques pour répondre aux actions militaires de ses adversaires.
Le chercheur Matthew Levitt, spécialiste des questions de sécurité, expliquait dans la revue CTC Sentinel que l’Iran considère souvent le terrorisme comme une extension de sa politique étrangère, permettant d’atteindre ses ennemis au-delà de ses frontières.
Depuis la création de la République islamique en 1979, l’Iran a régulièrement été accusé d’avoir soutenu ou organisé diverses opérations violentes à l’étranger, notamment en Europe, incluant des assassinats ciblés et des attentats à la bombe.
Une préoccupation également en France
La question du terrorisme d’État iranien préoccupe également les autorités de France. Selon des informations rapportées par BFMTV, plusieurs personnes soupçonnées d’avoir participé à des activités terroristes pour le compte de Téhéran ont récemment été arrêtées.
Au total, huit suspects ont été placés en détention provisoire et une autre personne sous contrôle judiciaire. Par ailleurs, depuis la fin du mois de février, une douzaine d’opposants iraniens résidant en France bénéficient désormais d’une protection policière renforcée.

