Delmas, le 13 janvier 2026 — Profondément choquée, l’Organisation Féministe pour la Défense des Droits des Femmes (OFFA) affirme qu’aucune situation ne peut légitimer l’usage d’une arme à feu dans de telles circonstances. « La mort d’un enfant est une limite absolue que l’État ne peut franchir sans en répondre », déclare la coordonnatrice générale de l’organisation, Rose Laure Séverin.
Au-delà de la tragédie, OFFA dénonce le silence prolongé des autorités compétentes, en particulier celui de la Police nationale d’Haïti (PNH). Plus de quarante-huit heures après les faits, aucune communication officielle n’avait été émise. Un mutisme jugé « préoccupant et dangereux », car il attise la colère populaire et renforce le climat d’impunité déjà profondément enraciné dans le pays.
Estimant que cet acte constitue une grave atteinte aux droits humains, l’organisation formule des exigences claires et non négociables, notamment :
- l’ouverture immédiate d’une enquête indépendante et impartiale ;
- la mise en cause judiciaire de l’agent impliqué et sa comparution devant les tribunaux compétents ;
- une réparation juste, digne et appropriée pour la famille de la victime ;
- l’adoption de mesures structurelles visant à protéger les femmes, les enfants et les personnes vulnérables contre les abus des forces de l’ordre.
Selon OFFA, seule une démarche fondée sur la vérité, la justice et la responsabilité permettra de rétablir la confiance de la population et d’éviter la répétition de tels drames.
En conclusion, l’organisation réaffirme son engagement indéfectible en faveur de la défense des droits humains et rappelle à l’État haïtien son devoir fondamental de protéger ses citoyens, en particulier les mineurs. OFFA exige que cette affaire ne soit ni étouffée ni abandonnée à l’impunité.
« Justice pour Fedora Vitté. Plus jamais ça. »

