WASHINGTON, dimanche 25 Janvier 2026 — Le Département d’État américain a confirmé l’imposition de restrictions de visa à deux membres du Conseil présidentiel de transition (CPT) haïtien. Il s’agit de Louis Gérald Gilles et Edgard Leblanc Fils, accusés de liens présumés avec des gangs armés opérant en Haïti.
Les sanctions incluent la révocation de leurs visas ainsi que ceux de leurs familles immédiates, notamment les conjoints et enfants. Selon le Département d’État, ces mesures sont prises en raison de leur implication supposée dans des activités qui entravent les efforts visant à combattre les groupes criminels armés, désignés par les États-Unis comme organisations terroristes étrangères.
Dans un communiqué, le porte-parole adjoint du Département d’État, Thomas « Tommy » Pigott, a précisé que ces actions s’inscrivent dans le cadre de l’article INA 212(a)(3)(C), qui autorise l’interdiction d’entrée sur le territoire américain pour toute personne dont les activités pourraient avoir de graves conséquences sur la politique étrangère des États-Unis.
Washington affirme vouloir envoyer un message clair de responsabilité aux dirigeants haïtiens. « Le peuple haïtien en a assez de la violence des gangs, de la destruction et des conflits politiques », souligne le communiqué, ajoutant que d’autres sanctions sont en préparation contre des responsables jugés impliqués dans la déstabilisation du pays.
Le Département d’État réaffirme par ailleurs son engagement à soutenir la stabilité d’Haïti et à coopérer avec les autorités locales pour lutter contre l’insécurité grandissante.
Ces sanctions interviennent dans un contexte politique tendu, marqué par des divisions internes au sein du CPT et des pressions internationales accrues pour une gouvernance plus transparente et responsable.

