Les organisations de défense des droits des migrants, ainsi que la diaspora haïtienne, suivent avec une attention particulière l’évolution de la procédure judiciaire concernant le Statut de protection temporaire (TPS). Selon plusieurs associations engagées dans le dossier, la fin de ce programme exposerait des familles entières au risque d’expulsion, y compris des personnes vivant aux États-Unis depuis plus d’une décennie et déjà intégrées sur les plans social et économique.
Les défenseurs du TPS estiment que le jugement à venir pourrait confirmer que la situation sécuritaire en Haïti ne permet pas le retour de plus de 350 000 bénéficiaires. Ils soulignent également l’incapacité du pays à absorber un afflux massif de rapatriés dans le contexte actuel marqué par l’instabilité et l’insécurité.
Dans le même temps, le Department of Homeland Security (DHS) a commencé à transmettre des notifications aux ressortissants haïtiens bénéficiant du TPS, les appelant à se préparer à quitter le territoire américain dans un délai d’environ un mois après l’échéance fixée au 3 février 2026, sauf décision judiciaire contraire.
Par ailleurs, les autorités américaines ont publié plusieurs avis officiels déconseillant fortement tout déplacement vers Haïti, évoquant un environnement sécuritaire extrêmement dangereux. Ces mises en garde renforcent les inquiétudes des communautés concernées quant aux conséquences humaines et sociales d’une éventuelle fin du TPS.

