20 Janvier 2026 – Lors d’une conférence tenue en Floride, Donald Trump a menacé d’imposer des droits de douane de 200 % sur les vins et champagnes français. Le président américain a affirmé que cette mesure viserait à contraindre son homologue Emmanuel Macron à rejoindre le « Conseil de la paix », une initiative qu’il présente comme une alternative à l’ONU.
Ces déclarations ont immédiatement suscité une réaction ferme de l’Élysée. L’entourage du président français a dénoncé des menaces « inacceptables et inefficaces », estimant qu’utiliser les tarifs douaniers pour influencer la politique étrangère relève d’une méthode brutale et contre-productive. La ministre française de l’Agriculture, Annie Genevard, a également condamné une pression jugée inadmissible contre un secteur déjà fragilisé.
La viticulture française, fortement dépendante du marché américain, se retrouve une nouvelle fois sous tension. Les États-Unis absorbent près d’un quart des exportations françaises de vins et spiritueux, pour un montant dépassant 3,9 milliards d’euros en 2024. Les producteurs, déjà éprouvés par une année 2025 difficile, s’inquiètent de la capacité de Donald Trump à aller au bout de ses menaces.
Face à cette situation, les organisations professionnelles appellent à une réponse européenne coordonnée. La Fédération des exportateurs de vins et spiritueux de France estime que le dossier relève de la compétence exclusive de l’Union européenne, tandis que la FNSEA exhorte Bruxelles à ne plus subir ces bras de fer commerciaux, jugés destructeurs pour l’économie mondiale.

