Selon le rapport de l’UNESCO sur les tendances mondiales des médias pour la période 2022-2025, 310 journalistes ont été tués entre janvier 2022 et septembre 2025, dont 24 femmes. Parmi ces assassinats, 162 ont eu lieu dans des zones de conflit, confirmant que les journalistes sont de plus en plus exposés lorsqu’ils couvrent des guerres, des crises sécuritaires ou des situations d’instabilité politique. L’année 2025 a été particulièrement meurtrière, avec 91 journalistes tués, le bilan annuel le plus élevé depuis 2018, tandis que près de 85 % de ces crimes demeurent impunis.
Au-delà des homicides, les professionnels des médias font face à une multiplication des menaces, allant des agressions physiques au harcèlement numérique, en passant par les poursuites judiciaires abusives, les pressions économiques et l’exil forcé. Cette insécurité généralisée alimente un climat de peur et d’autocensure, laquelle a augmenté de 63 % à l’échelle mondiale. Parallèlement, le contrôle exercé par les gouvernements et certains groupes puissants sur les médias s’est renforcé de 48 %, contribuant à une baisse de 10 % de l’Indice mondial de la liberté d’expression depuis 2012, une tendance qui affaiblit le rôle démocratique des médias et limite l’accès des citoyens à une information fiable.

