Nouveau tournant dans la crise sécuritaire en Haïti. Un quatrième groupe de 150 policiers kényans, engagés dans la Mission multinationale de soutien à la sécurité (MSS), a quitté le pays mardi soir pour regagner Nairobi.
À leur arrivée à l’aéroport international Jomo Kenyatta, ils ont été accueillis par le chef de la police, Douglas Kanja, qui n’a pas manqué de saluer leur engagement exemplaire sur le terrain.
Dans un message publié en ligne, la police kényane a mis en avant le « professionnalisme » et la « discipline » des agents déployés en Haïti, soulignant leur rôle dans la lutte contre les gangs et la sécurisation d’infrastructures clés.
Parmi les membres de ce contingent figuraient également plusieurs figures importantes de la sécurité kényane, dont Gilbert Masengeli, Ranson Lolmodooni et le porte-parole Michael Nyaga Muchiri, qui ont multiplié les rencontres stratégiques avec les autorités haïtiennes.
Objectif : préparer le passage vers une nouvelle force, la GSF, soutenue par l’ONU, appelée à prendre le relais dans les prochaines semaines.
Mais la mission n’est pas encore totalement terminée. Environ 200 policiers kényans sont toujours présents en Haïti, avec un retour prévu d’ici la fin avril.
Dans un pays toujours sous pression des groupes armés, cette transition sécuritaire reste un moment clé pour l’avenir immédiat d’Haïti.

